Bien choisir une école à Bali : officielle ou non ?

Ecole officielle ou non-officielle ?

S’expatrier n’est jamais une chose facile car il faut faire de nombreux choix : la localisation, le logement, l’assurance santé…Et lorsqu’il s’agit d’une famille un autre paramètre entre en compte (et pas de moindre) : la scolarité. À Bali, il existe plusieurs types de scolarité : les écoles locales, les écoles internationales, l’école française… Pour vous aider à bien choisir l’école de vos enfants à Bali, il est important de se poser les bonnes questions afin que cela réponde au mieux à vos critères.

1. Le cadre légal des écoles à Bali

Tout d’abord, il est important de comprendre que seul le Ministère de l’Education Indonésien est autorisé à délivrer les différentes licences et accréditations dont une école a besoin pour pouvoir exercer légalement. Pour être éligible au système d’école officielle indonésienne en tant que structure éducative, les démarches sont rigoureuses et même fastidieuses. Les écoles candidates se proposent, et ne seront admises que si elles répondent à des critères précis : respect de la législation en vigueur, respect d’une structure d’accueil adaptée aux enfants, cadres enseignants appropriés, curriculum à jour et à niveau, sécurité et sûreté des locaux, vérification que l’école soit bien une association à but non lucratif, tenue des comptes bancaires rigoureuse, et bien d’autres éléments seront scrutés à la loupe par le pays.

C’est l’une des raisons qui poussent certains à ne faire aucune de ces démarches. Elles sont un investissement considérable en termes de temps, en tractation diverses et variées, et demandent également bien évidemment un investissement conséquent en termes d’argent, afin d’avoir une structure aux normes, des professeurs au niveau, etc. 

Une école doit afficher sa plaque d’identification, bien visible a tous, à l’entrée de l’école. Cette plaque doit reprendre l’organisation qui dirige l’école (un Yayasan, association a but non lucratif) et les différentes licences dont elle est titulaire, ainsi que son adresse, en indonésien (et à bali, en alphabet balinais également). Pour résumer, pas de plaque d’identification veux dire, très certainement, aucune autorisation.

2. Les niveaux d’éducation des écoles à Bali

Chaque niveau d’éducation doit avoir une licence précise, et chacune de ces licences précise doit être enregistrée au Ministère de l’éducation sous un numéro unique (Numéro NPSN). Par exemple :

·         Un daycare (crèche) doit disposer d’une licence TPA (Taman Penitipan Anak) avec un numéro NPSN unique (spécifique à cette licence précise, et pour cette école précise) qui régit et autorise la structure à prendre en charge les enfants sous 3 ans.

·         Un Early Learning Centre (Première année d’école) doit disposer d’une licence KB (Kelompok Bermain) avec un numéro NPSN unique (spécifique à cette licence précise, et pour cette école précise) qui régit et autorise la structure à prendre en charge les enfants de 3 à 4 ans.

·         Un Kindergarten (Ecole maternelle) doit disposer d’une licence TK (Taman Kanak kanak) avec un numéro NPSN unique (spécifique a cette licence précise, et pour cette école précise) qui régit et autorise la structure à prendre en charge les enfants de de 4 ans jusqu’à 6 ans.

Et ainsi de suite pour tous les différents niveaux d’éducation. Certaines des écoles non-officielles à Bali peuvent suivre ou non ces niveaux d’éducation. Du fait qu’elles ne soient pas soumises à la législation indonésienne, libre à elles d’adopter le cursus et donc le niveau d’enseignement qu’elles souhaitent.

3. L’origine des écoles non-officielles à Bali

2020 : début de la crise sanitaire. La période du Covid a largement contribué à l’émergence d’un grand nombre d’écoles “non-officielles” ou de centre éducatifs “clandestins”. En effet, au début de l’épidémie de Covid, et comme partout dans le monde, les écoles officielles ont dû, par décision gouvernementale, fermer leurs portes et passer à un enseignement 100% en distanciel. Elles n’ont pas eu d’autres choix que de se plier à la loi en vigueur. Du jour au lendemain, les parents, partout autour du monde, se sont retrouvés pour la plupart obligés de travailler depuis leurs domiciles, avec leurs enfants également présents au domicile, scolarisés soit en distanciel, soit non scolarisés. Cela a été, pour tout le monde, un passage très compliqué.

C’est ainsi qu’on commencé à pousser des structures non officielles un peu partout à Bali. Non seulement elles se sont abrogées le droit de passer outre la loi en ouvrant en plein milieu de la pandémie, mais elles se sont également passées des restrictions gouvernementales (fermeture obligatoire, mesures sanitaires, e-learning…) et, étant largement cachées, dissimulées ou partagées par bouche à oreilles, elles ne sont pas non plus soumises aux conditions d’obtention des licences et des accréditations qu’une école se doit d’avoir.

4. École officielle ou non-officielle : quel risque pour les parents ?

Comme vu précédemment, les écoles non-officielles sont majoritairement tenues par des étrangers. Certains d’entre eux ne sont pas dans la légalité vis-à-vis de leur permis de travail en Indonésie. C’est pour cela que bien souvent, ces structures se font les plus discrètes possibles pour éviter d’être repérées par le gouvernement ou l’immigration, car si elles venaient à l’être, elles seraient fermées très rapidement, le propriétaire très certainement poursuivi pour fraude et expulsé d’Indonésie dans la foulée (si le propriétaire est étranger). Le risque en tant que client dans ce type d’établissement ? Vous pourriez perdre l’ensemble des frais de scolarité (qui peuvent être relativement élevés) mais vous n’auriez strictement également recours possible auprès de l’école officielle.

Partager cet article sur

Cet article vous a plu ? N'hésitez pas à le partager :

Rejoignez l'aventure

Souscrivez à notre newsletter mensuelle et retrouvez de nombreuses informations pour votre prochain séjour à Bali !

voyager avec enfants à Bali

Les derniers articles

Retour en haut